Retour du Népal

Une rencontre et l'envie de les aider encore et encore...

Septembre 2009. Accueillie depuis une semaine chez Lhapka notre représentant à Katmandou et sa femme Rita, j'ai la chance de vivre au jour le jour le quotidien de nos amis népalais. Les enfants et leur famille qui sont à Katmandou savent que je suis au Népal, j'ai hâte d'en rencontrer quelques-uns. C'est ainsi que Tenzin Woeden et sa maman décident de passer à l'improviste chez Lhapka, manque de chance, je suis alors allée respirer l'air pure quelques jours à Pokkara. Tenzin me laisse un petit mot touchant que je retrouve à mon retour. A mon tour alors de me rendre chez eux! Lhakpa m'y accompagne et après quelques kilomètres sur sa moto à zigzaguer entre les trous, les autres véhicules, les chiens, les vaches et tout un tas de choses étonnantes, nous voilà à Boddnath, au pied de la maison où vivent Tenzin et ses parents.

Nous rentrons dans un couloir sombre et étroit et gravissons les 4 étages, croisant tout le voisinage! Nous voilà devant une petite porte. Lhakpa frappe en appelant Tenzin. Sa maman ouvre, un grand sourire aux lèvres et nous invite à rentrer dans une petite pièce, leur appartement! Tout y est: 3 lits, une petite table pour manger, une armoire, un autel et un cuiseur de riz. La cuisine est dans le couloir, avec la machine à tisser qui permet à la maman de Tenzin de fabriquer les habits traditionnels tibétains à la maison, les Chhubas.

Le père de Tenzin est sur le lit et aide sa femme à la confection des tissus. Ils attendent Tenzin pour le repas de midi. Je suis très émue de les rencontrer enfin, leurs sourires sont éloquents. Lhakpa joue les traducteurs et ils ne cessent de me remercier ainsi que l'association d'avoir permis à leur fils de suivre l'école.

Tenzin arrive enfin, et le repas est servi. Lhakpa et moi avions déjà mangé, mais ils insistent pour nous servir un grand verre de lait (!) et des pommes de terre. Difficile de refuser, mais difficile à avaler aussi le ventre plein! Mais peu importe, l'atmosphère est agréable, leur pièce chaleureuse, cela suffit. Les murs sont recouverts de mandalas, de photos de famille et du Dalaï-lama. Sur l'armoire, il y a même une vieille photo de Tenzin entouré de l'ancien directeur de l'école et de mes parents!

Fidèle à lui même, timide et réservé, Tenzin ne dit que quelques mots. Sa mère s'en dit 

d'ailleurs un peu inquiète, mais fière tout de même de le savoir en études.

Avant de les quitter, nos montons sur le toit faire quelques photos ensemble. Les au revoir sont émouvants, les embrassades durent, difficile de se quitter ne sachant pas si nous nous reverrons un jour.

En repartant sur la moto de Lhakpa, je me suis promis d'essayer de continuer de faire vivre cette association de mon mieux. Je garderai  en mémoire longtemps ce moment partagé, le sourire des parents de Tenzin et leur immense reconnaissance. Il suffit de peu de choses pour rendre une famille heureuse, un peu de temps et quelques sous...

Céline Roulet